Dans la première moitié du XXème siècle, on s’est posé la question de savoir s’il était moral d’exhiber des populations, tels les Inuits, dans les foires et expositions. On ne s’est pas posé la question pour l’animal. Et il continue ainsi d’être montré dans les zoos et autres parcs animaliers à des fins commerciales…
Le public veut plus d’espace pour ces animaux? Alors donnons leur de l’espace! Mais cet espace, cette liberté restent des illusions entretenues par les « parcs zoologiques », car on ne peut recréer un biotope, cet écosystème complexe et fragile dont dépendent les animaux. Cet espace demeure plus important aux seuls yeux du spectateur car les plantes en plastique ne remplaceront jamais une véritable plante, de même les quelques dizaines, voire centaines, de m2 « offerts » aux ours polaires ne remplaceront jamais ses 60 km2 dont il a besoin à l’état naturel…
Le plus fallacieux argument trouvé par ces geôliers est que « grâce à nous ils ne disparaissent pas« . C’est ce que nous appelons du greenwashing. En effet, selon le International Zoo Year Book, les zoos n’hébergent que 2% des animaux inscrits sur la liste des espèces menacées. Certains prendront justement le cas de l’ours polaire, vu l’état actuel de la banquise… Mais 65% des oursons polaires meurent avant l’âge adulte en captivité, justement… parce qu’ils sont en captivité. Et que dire de ces autres animaux qui n’ont plus de prédateurs, ce qui ne permet plus d’éliminer les plus faibles et les porteurs de maladies transmissibles à la descendance? Les espèces s’affaiblissent et ne peuvent survivre dans leur environnement premier.
Lorsque les animaux se reproduisent entre eux, bien que l’on essaye d’aller parfois chercher un reproducteur dans un autre zoo, on obtient une descendance avec des maladies issues essentiellement de la consanguinité. Le cas le plus parlant est le tigre blanc. On a argumenté en disant « nous sauvons cette espèce » mais justement cette espèce n’existe pas à l’état naturel! C’est le résultat d’une consanguinité maintenue et répétée. Ces tigres blancs connaissent par ailleurs un taux de mortalité très supérieur à la moyenne de par les maladies dont ils sont victimes.
Dérive génétique, dépression et taux de mortalité élevé chez les animaux élevés en captivité: voici le constat. Ce n’est pas à coup d’antibiotique et de barbiturique qu’ils sauveront les espèces. Par contre ils continuent à se faire de l’argent avec l’emprisonnement d’êtres vivants.
C’est bien en s’attaquant aux causes que l’on pourra sauver les espèces: La cupidité des chasseurs d’animaux sauvages, la destruction de l’Environnement par action directe et indirecte de l’Homme… et ce n’est pas une communication bien menée qui changera cet état de fait.
Si le sujet vous intéresse, ou vous passionne, nous vous invitons à visiter le site d’une excellente association: code-animal
Merci à eux pour leurs précieuses informations